Les cancers provoqués par le papillomavirus humain (HPV) touchent chaque année plus de 815 000 personnes dans le monde, dont 6 300 en France. Ces cancers se développent notamment dans la sphère génitale et ORL. Malgré l’existence d’un vaccin préventif pour les jeunes, il n’existe pas encore de traitement vraiment efficace pour les cancers liés à l’HPV avancées ou inopérables car ils utilisent des mécanismes sophistiqués pour échapper au système immunitaire, ce qui complique leur traitement.
Notre innovation
Notre équipe a développé UCPVax, un vaccin thérapeutique ciblant un marqueur commun à plus de 90 % des cancers : la télomérase. Dans notre étude clinique VolaTIL, nous avons combiné ce vaccin anticancer avec une immunothérapie anti-PD-L1 : une stratégie combinatoire innovante.
Ce traitement a eu un effet positif chez près de 40 % des patients, un résultat prometteur pour ce type de cancer agressif.
Le défi à relever
Malgré ce résultat, 60% des patients ne répondent pas à cette stratégie thérapeutique combinatoire. L’un des facteurs identifiés pourrait être la présence de cellules myéloïdes immunosuppressives dans le sang. Cependant d’autres marqueurs sanguins tels que les protéines pourraient aussi avoir un rôle clé dans la résistance aux traitements.
Ce que nous voulons faire
Nous souhaitons avoir recours à une technologie de pointe de protéomique permettant l’analyse simultanée de plus d’une centaine de protéines sur un petit de volume de sang.
Cette technologie nous permettrait :
- D’identifier les biomarqueurs qui prédisent la réponse ou la résistance à notre traitement.
- De mieux comprendre comment le cancer neutralise les défenses immunitaires.
- D’adapter à terme les stratégies thérapeutiques à chaque patient, pour maximiser les chances de succès.
Pourquoi soutenir ce projet
Avec un budget de 14 530 €, nous pouvons réaliser ces analyses sur les échantillons déjà collectés dans l’étude VolaTIL.